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LA REPRODUCTION DES INSECTES : "Tout pout conserver l'espèce!" (5)


On voit ici la dimension importante du pénis (par rapport au corps) sur cet accouplement de Monochamus galloprovincialis (photo B.David-Testanière)

Ce pénis ou aedaegus peut aussi se terminer par des crochets ou des épines apicales;il est lié a divers sclérites qui constituent les génitalias mâles (liées au segment 9) dont la morphologie, avec ses variations, est un critère important de déterminaton plus que pour les génitalias femelles (liées au segment 11) où les variations sont plus faibles; les génitalias mâles sont dans une sorte de chambre génitale constituant un complexe phallique (pièces membraneuses et sclérifiées); chez la femelle, on regarde surtout la structure du vagin et la spermathèque; chez le mâle, on observe surtout la structure des valves ou paramères et la structure du pénis (tout ceci par dissection sous la loupe binoculaire)
Chez les Diptères Dolichopodides, les génitalias des mâles sont importantes et recourbées sous l'abdomen


Organes génitaux mâles de Blabera (pénis à crochet terminal)-Pénis d'Hémiptère (photo J.Carayon)


Schémas simplifiés des génitalias mâles : Coléoptère et Lépidoptère




Pénis ou aedaegus du mâle du Lépidoptère Tinéide Tineola bisselliella (photo M.E.B G.Chauvin)


Les génitalias mâles en vue ventrale de Dosophila melanogaster...(microphotos de Michel Blaise)






Gros plan sur les génitalias mâles de Dolichopus plumipes (photos H.Robert)


Genitalias mâle de Vespa velutina : vue dorsale - vue ventrale (photos P.Falatico)
(ab=anneau basal, cvo=corps volsellaire, di-digitus, gs=gonostyle, gx=gonocoxite, ldgx=lobe distal du gonocoxite, lsa=lobe subapical de l'aedaegus, pb=plaque basale de l'aedeagus, t=tête de l'aedeagus, vp=valve pénienne)

L'accouplement peut être mortel pour l'un des 2 partenaires : cas des "Mantes religieuses"


Accouplement de "Mantes religieuses" : à droite la tête du mâle a été dévorée par la femelle mais l'accouplement continue !



Le "baiser" mortel de la femelle pendant ou après l'accouplement (photo A.Laboile) - Autre femelle dévorant le mâle pendant l'accouplement (Photo Relindis)




Gros plans sur la copulation chez Mantis religiosa...(photos P.Falatico)

5-La reproduction par spermatophore :

On la trouve chez les Collemboles, Thysanoures et autres Orthoptères Tettigoniides...

Chez les Collemboles, le mâle dépose un spermatophore dans le milieu que la femelle récupère dans ses voies génitales sans contact avec le mâle; chez les Lépismes et Machilis, il y a une sorte de parade nuptiale où le mâle dépose des gouttelettes spermatiques sur un fil de soie tendu près de la femelle jusqu'à ses voies génitales : dans ce cas, les 2 partenaires sont côte à côte; on parle d'"Accouplement en trolley"


Spermatophore de Collembole - Accouplement en "trolley' chez des Lépismes

Chez les Phanéroptères il y a contact car c'est la mâle qui dépose directement le spermatophore (amas informe spermatique) près de l'oviscapte de la femelle :


Spermatophores de "Dectique" et d'"Ephippigère" à la base de l'oviscapte


Spermatophores à la base de l'oviscapte : Phaneroptera falcata femelle - Ephippiger ephippiger femelle (photo P.Falatico)


Autre spermatophore à la base de l'oviscapte de Decticus albifrons femelle (photo P.Falatico)


Tylopsis liliifolia : femelle dilacérant son spermatophore...(photo L.Fabre)
(la femelle mâche l'enveloppe du spermatophore plusieurs heures ce qui provoque la migration des spermatozoïdes dans les voies génitales femelles puis il est dilacéré...)

Chez certains Papilionides et Nymphalides, le mâle secrète pendant la copulation une substance devenant une pièce cornée moulée sous l'extrémité abdominale de la femelle, le sphragis : cas de Parnassius apollo ci-après


Femelle fécondée de Parnassius apollo avec son sphragis collé sous l'extrémité abdominale (photos P.Falatico)
(chaque forme de sphragis est typique d'une espèce !)

6-Cas particuliers :

parthénogénèse : reproduction sans intervention du mâle
-cas de l'Abeille : la Reine dispose des oeufs car elle pond des oeufs non fécondés (en fermant sa spermathèque) qui donnent des mâles ou "Faux-Bourdons" (parthénogénès arrhénotoque); dans le cas d'une Ruche "bourdonneuse", il n'y a que des mâles qui naissent; ce sont des mâles issus de ponte des ouvrières quand il n'y a plus de Reine, ou d'une Reine trop vieille ayant épuisé sa réserve spermatique
-cas des Tenthrèdes (Nematines) : les oeufs non fécondés donnent des femelles (parthénogénèse thélytoque)
(il peut y avoir les 2 cas à la fois : parthénogénèse deutérotoque; elle peut être cyclique chez les Pucerons...)

polyembryonnie : séparation des blastomères donnant autant d'embryons (très nombreux chez les Microhyménoptères parasitoïdes comme des Chalcidiens...)

viviparité : le développement embryonnaire commence dans l'organisme maternel (cas le plus connu chez les Pucerons : cycles complexes avec viviparité, ovoviviparité....)



Les photos suivantes représentent la ponte chez le Lépidoptère Tinéide Tinea pellionella :


progression de l'oeuf dans l'oviscapte - expulsion de l'oeuf (photos M.E.B de G.Chauvin)


Ponte dans le sol du "Criquet bariolé" alpin Arcyptera fusca (photo P.Falatico)



Résultat de la reproduction : des oeufs (ici surement d'Hémiptères Pentatomides) présentant une extraordinaire variation de taille, forme, couleur et ornementation dont voici un bel exemple couleur plomb sur un mur abrité (photos H.Robert) :



Quelques jours plus tard :


Surprise : Ce n'est pas une "larve de Punaise" mais un Chalcidien parasite des oeufs qui apparait !!


Oeufs de Lépidoptères...


La plupart des oeufs ont éclos et les petites chenilles ont en partie mangé le reste de la paroi de leurs oeufs avant d'être dérangées par un oiseau !!


Chenilles de 1er stade dévorant les restes de leurs oeufs avant de se disperser sur les feuilles d'un Aster en juillet...


Détails d"un oeuf joliment ornementé de la Noctuelle commune Noctua pronuba (photo M.E.B G.Chauvin)


Autres types de ponte : Coléoptère Chrysomèlide Xanthogaleruca luteola - Hémiptère Réduvide Rhinocoris erythropus...(photos P.Falatico)


Autre ponte du Chrysomèlide Lilioceris lilii : 10 oeufs au revers d'une feuille de Lis (photo M.Blaise) - Oeufs d'Hémiptère sur feuille de Laser siler, Apiacée d'altitude...(photo M.Billard, Savoie)


Oeufs du Cérambycide Prionine Aegosoma scabricornis (photo P.Falatico) - Ponte d'une femelle d'Hémiptère Pentatomide sur un rameau...


Oeufs pédonculés de Névroptère Chrysopide Chrysopa sp. fixés sur une feuille (photo P.Falatico) - Ponte du Chrysomèlide Agelastica alni (photo G.Chauvin)


Totalité des oeufs contenus dans un abdomen femelle de Mantis religiosa...(photo P.Falatico)


-Les oeufs peuvent être contenus à l'intérieur d'une grande coque lamelleuse ou oothèque issue de la ponte spumeuse, qui durcit à l'air, de la "Mante religieuse" qui peut faire 2 ou 3 oothèques ! (photo F.Cregut)
(des centaines d'oeufs sont déposés dressés au milieu de l'enveloppe; les lamelles médio-supérieures constituent des voies de sortie et des voies aérifères pour les futures petite "Mantes")

Les oeufs des Tabanides sont fusiformes blanchâtres devenant ensuite progressivement gris puis noirs; les 2 photos suivantes montrent 2 types de pontes sur tiges de Poacées : en bandes verticales régulières ou en masse subconique


Ponte en bandes régulières de Tabanus sp. sur une tige verticale (ici photo mise à l'horizontale) - Ponte en masse subconique d'Tabanus glaucopis sur une tige de Brize (Poacée) (photos M.Billard)

-Chez la plupart des oeufs d'insectes, le pôle antérieur présente une structure au relief pétaloïde au centre duquel s'ouvre les tubes micropylaires (pores par où pénètrent les spermatozoïdes); le dessin de cette rosace est caractéristique de l'espèce et fait partie des critères d'identification (ootaxonomie ou ootaxinomie) comme le montrent les 3 exemples suivants : photos M.E.B de G.Chauvin


Pôles micropylaires en rosace de divers oeufs : Noctua pronuba (Noctuide) - Achroia grisella (Pyralide)


Autres pôles micropylaires de Tinea infuscatella et Trichophaga tapetzella (Tinéides) )


Détail du pôle micropylaire de l'oeuf d'Adela sp.


Un comportement maternel chez l'Hémiptère Elasmucha grisea : femelle se tenant en permanence sur ses oeufs (et aussi sur ses jeunes larves!) qu'elle protège...(photos D.Dubroca)

Le plus remarquable des comportements maternels chez les Insectes est peut-être celui des "Perce-oreilles" femelles qui surveillent et retournent régulièrement leurs oeufs et protègent leurs "petits" après la naissance; les photos suivantes de Pierre Falatico, issues d'un "élevage", illustrent bien ce comportement chez la femelle d'Eurobellia modesta :


Oeufs de 8-10 jours sous la surveillance de la femelle


oeufs de 15 jours - naissance...


Les naissances se succèdent sous la surveillance de la femelle


Jeunes "perce-oreilles" de 3 jours déjà pigmentés...


Chez la belle "Cochenille" Orthezia urticae, les jeunes restent sous la protection ou au voisinage de leur mère...(photo P.Falatico)



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