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LUTTE BIOLOGIQUE ET INTEGREE



Nous ne développons ici que le cas des Insectes bien sûr !


Les recherches en biologie et écologie privilégiant l'étude des relations complexes entre insecte "nuisible" et "plante-hôte" ont permis le développement de procédés alternatifs à la lutte chimique :
-biopesticides à base de virus,bactéries,champignons ou d'insectes entomopathogènes;la confusion sexuelle est proposée depuis quelques années aux viticulteurs français contre le "ver" de la grappe
-de nouveaux procédés peuvent encore être améliorés: résistance des auxiliaires aux insecticides, recombinaison génétique appliquée à la fois aux parasites et à la plante sans oublier l'approche écologique nouvelle originale...

Un exemple de lutte naturelle biologique


Chenille de Noctuelle, évidée mais vivante, parasitée par des larves de Diptères Tachinides


1-Définitions :
-Lutte biologique :
Utilisation d'êtres vivants ou de leurs produits contre d'autres êtres vivants ravageurs des cultures


-Lutte intégrée :
Lutte "harmonique" qui essaie d'associer de façon compatible entre elles toutes les méthodes de lutte possibles
(FAO Rome 1968)

2-Nécessité d'une lutte biologique :

-Méfaits des pesticides :
-Toxicité
-Destruction de nombreux animaux "utiles"
: vers, insectes souterrains et de la pédofaune;, oiseaux insectivores, petits mammifères, Rapaces tous "auxiliaires" de l'agriculture
-Raréfaction des insectes pollinisateurs
-Modificatibn possible de l'équilibre biologique
(pullulation d'insectes amenant l'effet contraire à l'effet désiré
-Pollution des eaux par ruissellement...



-Inconvénients des pesticides :
-Manque de spécificité
-Résistance de nombreux insectes aux insecticides
(près de 500 espèces...)

Document INRA

D'innombrables modifications génétiques ont lieu spontanément dans une population d'insectes;les traitements chimiques agissent sur cette population comme une pression de sélection. Certaines de ces mutations rendent quelques individus résistants à un insecticide.Les nouveaux gènes qui confèrent cette résistance se transmettent ainsi de génération en génération. Ceux qui les portent survivent au traitement chimique;ceux qui ne les portent pas sont toujours sensibles au pesticide et meurent è son contact.De génération en génération la fréquence des individus résistants augmente jusqu'à obtenir une population résistante

Différents types de résistance
TypesCaractéristiques
AntixénoseLa plante se comporte comme un hôte médiocre : la pilosité ou des composés chimiques
agissent comme répulsifs;l'insecte choisit une autre plante pour se nourrir
AntibioseLa plante agit sur la biologie de l'insecte:des composés toxiques ou inhibiteurs peuvent
par exemple perturber le métabolisme de l'insecte et provoque sa mort
ToléranceLa plante supporte l'attaque de l'insecte mais les dégâts provoqués
sur le rendement ou la qualité sont limités



Chenille de Ptérophore couverte de poils gluants apts à capturer tout Hyménoptère parasite
qui déposerait ses oeufs sur elle

Dans la nature, de nombreuses plantes, banales au premier abord et souvent traitées comme "mauvaise herbes", sont des plantes "réservoirs d'auxiliaires" qui iront ensuite limiter les populations de ravageurs; la planche suivante illustre un exemple en Bretagne avec l'"Oenanthe safranée", Oenanthe crocata, une Apiacée des fossés et lieux humides parasitée par la chenille mineuse de l'Oecophoride Depressaria daucella qui possède son cortège de parasitoïdes auxiliaires : voir aussi page 13bis-12'


Depressaria et ses parasitoïdes (Planche de G.Chauvin)

Autre aspect de la stratégie "intelligente" de la lutte biologique naturelle sur les photos suivantes : le Syrphide commun de 12 mm Episyrphus balteatus femelle est en ponte, le 3/04/2011, sur un " Mirabellier de Nancy" (présence de pucerons verts); un oeuf isolé à chaque ponte (taille env. 1,5mm de long ) avec + de 20 pontes dispersées sur branches, feuilles, pétales (photos P.Prevot)




Le Syrphe, aux larves aphidiphages, Episrphus balteatus femelle en ponte sur "Mirabellier de Nancy"...

D'autres Syrphes font aussi laur travail d'auxiliaire aphidiphage comme les Eupeodes sp. suivants :


Eupeodes sp. femelles en ponte sur le même "Mirabellier de Nancy" envahi par les "pucerons verts" : De 1 à 3 pontes par femelle (oeuf de 1,2 à 1,4 mm) sous les feuilles infestées par les pucerons (montage-photo P.Prevot)

Et c'est ainsi que l'on trouve dans ce Mirabellier un peu plus tard des larves de Syrphes, grosses dévoreuses de pucerons, de plusieurs espèces différentes :




Diverses larves de Syrphides dans des feuilles de Mirabellier...(montages-photos P.Prevot)

Et parmi le cortège d'auxilaires naturels, on trouve aussi bien sûr des Coccinellides comme ces "Coccinelles ocellées" friandes aussi de puerons verts :


Anatis ocellata sur "Mirabellier de Nancy"...(photos P.Prevot)





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