Page 14ter-34

Page précédente Page suivante

LES BETHYLOIDES, "guêpes dorées et guêpes coucou" (1) :

Avec ce groupe, on quitte les Térébrants ou "porte-tarière" pour passer aux Aculéates ou "porte-aiguillon" (on les a longtemps placés avec les Prototrypoides dans le groupe des Serphoides); ils ont bien un aiguillon mais il est réduit et peu fonctionnel; par contre leur ovipositeur est souvent téléscopable; leur nervation est réduite (ce n'est pas encore la nervation complète des Aculéates) mais les ailes peuvent manquer; les antennes ont au maximum 15 articles; ce sont des prédateurs et leur oeuf est déposé pour donner une larve ectoparasite


Bethyloïde Chryside

Rappel : Comparaison entre les Hyménoptères Térébrants et Aculéates : `
Térébrants ou "porte-tarière"Aculéates ou "porte-aiguillon"
Cynipoïdes-Ichneumonoïdes
-Chalcidoïdes-Proctotrypoïdes
Bethyloïdes-Scolioïdes-Formicoïdes
-Vespoïdes-Sphecoïdes-Apoïdes
-2 trochanters-1 trochanter
-antennes à nombreux articles-antennes de 11 à 13 articles
-formule alaire différente des Aculétes et des Tenthrèdes-ailes à formule normale : 2-3 cubitales, 2 récurrentes
-femelle avec tarière qui sort de l'abdomen avant l'estrémité-femelle avec aiguillon sortant de l'extrémité
-ovipositeur = organe de ponte-ovipositeur = aiguillon
-Parasites : paralysent rarement leurs proies
et ne les transportent pas
-Prédateurs : paralysent leurs proies et les transportent
-pas de construction-constructions
-pas de formes sociales-nombreuses formes sociales



Nervation de Béthylide : formule alaire réduite

Donc, parmi les Aculéates, les Béthyloïdes sont à part :

-formule alaire réduite
-aiguillon peu fonctionnel
-non constructeurs
-ne transportent pas de proies

Ils font donc le lien avec les Térébrants par les Proctotrypoïdes qui ont aussi une formule alaire réduite !

Les 3 Familles principales sont : F/ Bethylides (bouche en avant)-F/ Dryinides (pattes ant. femelles avec pinces)-F/ Chrysides (coloris métalliques magnifiques)

1-Famille des Béthylides :

-forme exceptionnelle de la tête aplatie et prognathe (bouche en avant) avec ocelles très en arrière de la tête aplatie : aspect de fourmis

Les photos (rares donc exceptionnelles : Laelius-Embolemus) proviennent du site suivant :
-http://www.aculeata.de/


Bethylus cephalotes (4-5 mm)-Tête large, aplatie et pentagonale de Bethylus cephalotes, entièrement noir, chasseur de petites chenilles, commun




Le Béthylide le plus commun : Bethylus cephalotes, chassseur de petites chenilles (le triangle ocellaire bien en arrière du vertex est équilatéral; comme pour B.fuscicornis; s'il est isocèle et les yeux pubescents, c'est une espèce voisine...) photos P.Legros






Bethylus dendrophilus, 4 mm : ocelles en triangle isocèle, à terre sous un Buxus...(photos A.Wojtyra, Oise)

-aptérisme chezles femelles de certaines espéces
-dimorphisme sxuel important ce qu complique l'identification
-pattes non épineues, fémurs souvent épaissis
-prédation sur les larves de Coléoptères ou de Lépidoptères (proies souvent bien plus grosses qu'eux d'où lutte) et ces proies sont paralysées par plusieurs piqûres au hasard (prédatisme imparfait)
-oeufs déposés sur l'hôte et les larves évoluent en ectoparasites (comportement proche des Braconides)
-surtout tropicaux


Cephalonomia: 2 mm, femelle noir brillant aptère-Laelius : 2 mm, femelle ailée


Scleroderma domesticum : 3-4 mm, aspect de Fourmi, femelle aptère, prédateur de larves de Coléoptères xylophages (Anobium...); peut pulluler dans les habitations (Bassin méditerranéen) et piquer les dormeurs (photos J.P.Quinière)
(Ils viennent dans les maisons pour parasiter les insectes xylophages des vieux meubles, en particulier les "Vrillettes" et les "Capricornes" donc seraient utiles sauf que les femelles ont un venin qui provoque des allergies importantes en cas de piqûres)


Cette photo montre la taille relative du Scleroderma domesticum - autre exemplaire (photo M.Bourgogne)

et beaucoup d'autres connus ou inconnus (en particulier, on n'a jamais vu les mâles de certaines espèces !)...

2-Famille des Dryinides :

-famille surtout tropicale ; taille moyenne en France de 2 à 7 mm
-tête hypognathe : bouche dirigée vers le bas (différence avec les Béthylides)
-antennes longues et fines
-pattes antérieures préhensiles originales, uniquement chez les femelles, pour retenir les proies-hôtes pendant la ponte (rien à voir avec les pattes ravisseuses des autres Arthropodes!); pince due à l'addition au tarse allongé de 2 appendices supplémentaires : doigt mobile et empodium


Pattes antérieures femelles de Dyryinide : tarse 1 et 4 allongé, tarse 5 prolongé latéralement en une branche interne longue avec crochet (petites dents ou lamelles internes) plus 1 griffe prétarsale ou doigt mobile et un petit appendice externe ou empodium (d'après G.Hodebert)


Dryinide femelle voisin du genre Dryinus si épine sur tibia 2


Autre vue de Dryinus sp. femelle - autre Dryinus mâle ou femelle ? car on ne distingue pas les "pinces" tarsales antérieures (Hérault, photos P.Legros)


La forme des tarses antérieurs en pince repliée confirme une femelle de Dryinus, probablement Dryinus tarraconensis en grande partie noire (photos P.Legros)


Probablement Dryinus tarraconensis femelle, environ 7 mm, parasite externe des larves de "Cicadelles"...(photos A.Cipière)


Dryinus collaris (anciennement Lestodryinus formicarius femelle, 7-8 mm,...(photos P.legros)
(ressemble beaucoup à l'espèce précédente mais tête et une partie du thorax rouge clair ainsi que les pattes, ailes supérieures hyalines avec 2 bandes transversales un peu plus foncées...)

-prédateurs et ectophages de jeunes Homopères Cicadelles : on peut voir de nombreuses cicadelles avec une boursouflure sur le dos due à la larve ectoparasite de Dryinide (ponte près du moignon de l'aile)
-1 oeuf pondu par hôte; quand l'hôte a été mangé de l'extérieur, la larve de Dryinide va se nymphoser sur un support végétal
-dimorphisme sexuel : mâles sans pinces, ailés et rares; femelles aptères ou ailées


Juvénile d'Homoptère Hysteropterum sp. parasité par une larve ectoparasite de Dryinide (photos P.Legros)
(larve recourbée en forme de U dans un sac herniaire contenant la larve avec ses exuvies et qui devient volumineux; à la fin, la larve devient carnassière et vide l'homoptère de son contenu; le sac éclate et la larve libérée se laisse tomber et va former un cocon de soie...)


Sac herniaire de la larve de Neodryinus typhlocybae accroché à la "Cicadelle pruineuse" Metcalfa pruinosa qui est vidée par son hôte...(photos P.Falatico)
(l'INRA d'Antibes a introduit des lâchers de cet auxilaire Neodryinus typhlocybae dans les zones infestées du Sud-Est...)

-les Dryinides ont été testés dans la lutte bologique contre les Cicadelles de la vigne; des recherches sur l'entomofaune antagoniste de la Cicadelle de la flavescence dorée, d'origine nord-américaine, sont en cours par prospection, engagée aux USA, de cette faune antagoniste originelle : des essais sont en cours à l'INRA d'Antibes avec le Dryinide Lonchodryinus flavus contre Scaphoides titanus, Cicadelle vectrice de la Flavescence dorée de la vigne...

On trouve aussi parfois une espèce ressemblant un peu à une fourmi mais à tête allongée en cône avec des antennes longues bien en avant : Embolemus rudii appartenant à la petite Famille des Embolemides


Embolemus rudii : 2,5-3 mm, tête conique caractéristique (photo J.C Kornmilch)


Page suivante






1-2-2bis-3-3bis- 3ter-3terter-3terterter-3-4-4- 4-1- 4bis-4ter-4terter-5-5bis-5ter-5terter-6- 6bis-6ter-7-7bis-8-8-1-8bis-8ter- 9-9bis-9ter-9terter-10- 10bis-10bisbis-11-11bis-11bisbis-11bisbisbis-11-3-11ter-12- 12bis-13-13bis- 13ter-13terter-13terterter-13-4-13-5-14-14bis- 14ter-14ter-1-14ter-2-14ter-3-14ter-31-14ter-32-14ter-33-14ter-34-14ter-34'-14ter-35 -14ter-4-14ter-5-14ter-6-14terter-15 -15bis-15ter-15terter-15terterter-15-4-15-5-16 -16bis-16bisbis-16ter-17-17bis-17ter -17terter-17-4-18-18bis-18ter-18terter-18-4-19 -20-21-22-23-24-25 -26-27-28-29-30-31 -32-32bis-33-34-35-36-37- 38-39-40-40bis-42-43-44-45-46-47-48 -49-50-51-52-53-54-55-56-57