Page 18ter-41


Page précédente Page suivante

"LES ABEILLES SOLITAIRES" (10) :

2-3 Famille des Apides :

Les Xylocopines ou "Abeilles maçonnes ou charpentières" :

-on les appelle aussi "perceurs de bois"
-remarquables par leur couleur bleu sombre olus ou moins violacé
-abdomen glabre et fortes mandibules aigües
-creusent dans le bois sec des galeries allongées au fond desquelles elles disposent successivement 10 à 15 cellules séparées par des cloisons de sciure agglutinée avec la salive : 1 oeuf par cellule sur un amas de miel et pollen
-elles comptent les plus grosses abeilles Xylocopa violacea de 25 mm de long au vol bruyant (voir page 38); des espèces exotiques dépassent les 30 mm
-Ceratina est un Xylocope en miniature (3 à 13 mm) qui nidifie dans les tiges à moelle


Xylocopa violacea : le plus grand et pratiquement le seul Xylocope européen
(la canicule de l'été 2003 a étendu l'aire de répartition de cette "Abeille charpentière" jusqu'au Nord de la France!)


Autres photos du "Xylocope violet" (ou espèce proche) ou "Abeille maçonne" Xylocopa violacea (photo G.Loudet)


Mâles de Xylocopa violacea: pilosité grise sur le haut du thorax et anneau brun-jaune avant l'extrémité des antennes (photos M.Chevriaux et A.Laboile)


Xylocopa violacea mâle : détail des antennes - mâle à terre sorti d'hivernage, engourdi par le froid...


Détail des antennes du mâle de Xylocopa violacea : anneau brun-jaune avant l'extrémité sinueuse des antennes (photos L.Laizier et D.Choussy)


Xylocopa violacea mâle en vol (photo S.Rolandez)


Xylocopa violacea femelle...(photos O.Hépiègne)


Xylocopa violacea femelle (photo P.Falatico) - On voit bien sur cette photo de femelle du "Xylocope violet" la longue langue caractéristique des Apides (photo Jean-Marie Pinson)


Petite Xylocopine Cératine sur inflorescence d'Astéracée proche de Ceratina cyanea (photo G.Colombel) - Autre Ceratina sp. femelle (photo A.Cipière)


Ceratina cyanea, 6-7 mm, face blanche chez le mâle et noire chez la femelle, reflets métalliques - Ceratina sp. (photos P.Falatico et J.P.Marino)


Ceratina cyanea mâle...(photos G.Champier)


Ceratina cyanea: mâle - in copula près d'une tige creuse de ronce (photos A.Wojtyra, Oise)
(La femelle semble vouloir par la suite pondre dans la tige creuse; le mâle l'en a extirpé pour copuler)




Autre petite Cératine (7 mm) au fond d'une fleur d'"Ipomée" : Ceratina cucurbitina femelle, noir sans reflets métalliques (photos P.Legros)
(le mâle a la face plus largement blanche et est le pollinisateur de l'Orchidée Serapias lingua...)


Ceratina cucurbitina mâle inspectant une tige de ronce creuse à la recherche d'une femelle : thorax luisant, tache blanche sur le clypéus... (photos A.Cipière)


Autre Ceratina sp. proche de C.cyanea aux reflets métalliques...(photos J.P.Lavigne)


Autre Ceratina sp. femelle (photos A.Peuch)


Nid de Xylocopa dans une charpente (d'après S.Batra)




Nids (séparés par du mortier) de petite espèce de Xylocopine "maçonne" (vu le diamètre des galeries) dans les rainures d'une planche (3 galeries parallèles)...(photos C.Fuchs)


Autre Xylocopa sp....(photo P.Falatico)




Un Xylocope de grande taille, aux yeux bleus et aux ailes claires du nord du Portugal : Xylocopa cantabrita mâle (pilosité rousse sur les 2 derniers segments abdominaux), volait (vol trè rapide) en groupe d'une trentaine avec copulation en vol, querelleuses mais pas agressives...(photos A.Peuch, Sendim-Tabuaço, Portugal)
(les 2 mâles du haut perchés sur une tuile attendent la sortie des femelles à l'entrée d'un vieux poulaiiler abandonné; espèce localisée en France dans 2 stations du Sud près de Perpignan et de la sainte Baume, liée aux Asphodèle en particulier Asphodelus ramosus)


Xylocopa cantabrita, femelle plus sombre et aux ailes obscurcies à l'extrémité...(photo A.Peuch)







Un gros Xylocopine du Maroc (près de Marrackech) : Xylocopa olivacea ou pubescens ? - On trouve aussi Xylocopa violacea (comme ce mâle au thorax gris) au Maroc ! (photos C.Fortune)




Un grand Xylocope du Burkina Faso : Xylocopa inconstans femelle (photos H.Robert)


Xylocopa inconstans mâle (photos H.Robert, Burkina Faso)


Xylocopa caffra...(photo Y.Puntous, Seychelles)


Xylocopa mordax femelle sur Canavalia rosea, commun aux Antilles, le "vonvon" en créole...(photos C.Fortune, Guadeloupe)


Xylocopa tabaniformis, trouvé mort...(photo C.Fortune, Ouest des USA, Palm Springs)
(sous-genre Notoxylocopa, Ouest des USA, Mexique, Amérique centrale)




Les Abeilles parasites ou "Abeilles-coucous" : cleptoparasites

Un cleptoparasite se nourrit au dépens des proies ou de la production d'une autre espèce souvent proche

Elles s'opposent aux "Abeilles travailleuses" qu'elles parasitent (de leurs propres familles ou d'autres familles)
On y trouve des Anthophorides comme les "Nomades" Nomada (nombreuses espèces de Nomadiines) qui parasitent Andrènes, Halictes et Osmies; des Halictides comme le genre Sphecodes parasite d'autres Halictides...
On y trouve aussi des Megachilides comme les Coelioxys-Dioxys-Perizia-Stelis parasites d'Anthophores et de Megachiles
Les Coelioxys sont les plus connus : grosse tête, abdomen conique, butinent pour leur propre compte et pondent dans les nids des autres




Espèce proche de Nomada succincta
(On trouve des petites espèces (5 à 10 mm) isolées de Nomada au printemps, au voisinage des Andrènes, souvent sur les fleurs de "Pissenlit"...)


Autre petit Nomada succincta sorti en mars en même temps que "ses" Andrènes, se nourrisant sur fleurs de Pissenlit, les rares fleurs présentes à cette époque riches en nectar




Les 3 photos ci-dessus correspondent à une espèce assez commune : Nomada goodeniana (photos P.Legros)
(pour beaucoup de spécialistes, Nomada succincta et Nomada goodeniana seraient 2 variantes de la même espèce !!)


Nomada goodeniana/succincta (photos J.P.Lavigne, Vinon-sur-Verdon)


Autre Nomada fulvicornis ? sur Pissenlit en avril...


Sur cette photo de Nomada prêt à l'envol, on voit bien le métatarse postérieur élargi typique des Apides - Autre jolie Nomada sp. (photo J.P.Lavigne)




Nomada panzeri proche aussi de Nomada flava (groupe flava-panzeri)...(photos A.Wojtyra, Oise, 18 avril)


Pasites maculatus (Nomada albomaculata) : thorax gibbeux, pattes rouges, tache de pilosité blanche sur les tergites, abdomen en partie rouge...(photo P.Falatico)




Nomada armata femelle : antennes noir et rouge, abdomen rouge avec petites taches latérales jaune et quelques lignes plus sombres, sur Scabieuse...(photos M.Le Masson, massif de Belledonne, 1800 m, fin mai)
(la présence sur Scabieuse (Knautia arvensis-Scabiosa columbaria) confirme car c'est le parasite exclusif d'Andrena hattorfiana qui butine sur les mêmes Scabieuses...)


Une autre espèce avec beaucoup de rouge : Nomada striata... (photos J.P.Lavigne, Cervières, Queyras)




2 espèces avec beaucoup de rouge : Nomada flava en haut - Nomada ferruginata en bas (photos A.Wojtyra, Oise, début avril)


Megachilide Coelioxys rufescens mâle - Autre "Abeille-coucou" proche du genre Coelioxys? (photo M.Chevriaux)-Coelioxys mâle dormant sur une tige, la tête en bas, accroché par ses fortes mandibules
(les Coelioxys ont les yeux velus, le scutellum avec des dents et l'abdomen triangulaire vu de dessus...)


Autre Mégachilide parasite surtout d'Anthidum manicatum : Stelis punctulatissima, environ 10 mm, pilosité peu développée, corps noir avec tergites plus clairs sur les bords, ponctuations grossières et serrées...(photo L.Fabre)


Sphecodes albilabris, un des plus grands Sphecodes (10-12 mm), tête et thorax noirs, abdomen rouge à extrémité noire, parasite de Colletes cunicularius......


Le "Sphecode à labre blanc" Sphecodes albilabris, pilosité blanche sur les pattes...(photos P.Falatico)

Il existe de nombreuses autres petites espèces de Sphecodes (reconnaissable à la nervure basale coudée) que l'on voit "fouiller" les capitules de pissenlit pour en récupérer le nectar au fond (ils ne ramassent pas le pollen) :


petit Sphecodes sp., 5-6 mm, "fouillant" une fleur de Pissenlit...


Autre Sphecodes albilabris (on voit à gauche le labre blanc !) sur inflorescence d'Angélique...


Sphecodes albilabris femelle (photo C.Fortune) - Autre Sphecodes sp mâle...(photo R.de La Grandière)


Sphecodes monilicornis mâle...(photos A.Bauvey)


Un petit Sphecodes sp., plusieurs espèces proches...(photo S.Rolandez)

Les Abeilles solitaires peuvent être parasitées par d'autres groupes d'Insectes: Les Hyménoptères Chrysides, Chalcidides et Ichneumonides parasitent les Anthophores, les Sitaris (Meloides) parasitent les Anthophores
Elles sont aussi parfois parasitées par la prolifération des champignons glucidolytiques qui détruisent le couvain



Nid d'"Abeille maçonne" Megachile Chalicodoma sicula : on voit une loge avec une nymphe mais aussi un Chalcidien parasite sortant d'une loge vide (photo M.Boulard)


Une Mégachilide "Abeille-coucou" du genre Coelioxys proche de Coelioxyx quadridentata mâle avec 6 épines abdoiminales terminales défensives, parasite de Mégachiles et Anthophores...(photos P.Falatico)


Coelioxys quadridentata mâe avec 4 + 2 dents terminales...(photos P.Falatico)


Autre Coelioxys sp. femelle à l'abdomen terminé en pointe (photos P.Falatico)


Coelioxys afra mâle...(photo L.Fabre)




Coelioxys conoidea femelle : crête longitudinale sur la face entre les antennes, extrémité abdominale conique, cleptoparasite de Megachile maritima...(photos P.Falatico)




Coelioxys inermis femelle, environ 10 mm, parasite de Megachile centicularis...(photos A.Delannoy, Normandie)




Mâle endormi de Coelioxys sp. accroché à une tige par ses mandibules (photos S.Rolandez)


Thyreus sp., environ 10 mm, scutellum plat et peu velu bien visible entre les ailes, "Abeille-coucou" d'"Abeilles solitaires" Anthophorides, surtout dans le Midi...


Anthophorine "Abeille-coucou" d'autres Anthophora, Melecta luctuosa (armata) : 12-15 mm, scutellum très velu donc peu visible, touffes de poils blancs sur les pattes et sur les côtés de l'abdomen (photo J.P.Marino)


Autre Melecta luctuosa : touffes de poils blanc pur sur côtés des segments abdominaux et sur les pattes, pilosité en partie grise et en partie noire sur tête et dos du thorax... (ses hôtes sont Anthophora aestivalis surtout et A.plagiata, A.plumipes ) photos Prisca





Espèce commune des îles Canaries : Melecta curvispina reconnaissable à ses longues épines incurvées de chaque côté du scutellum dans les 2 sexes (cf. flèche jaune)...(photos C.Fortune, Ténérife)
(uniquement sur Gomera, Grande Canarie, Palma et Ténérife...sur Echium sppp. et Galactites tomentosa; hôte non connu...)


Autre Melecta curvispina vu de face...(photo M.Magnouloux, Grande Canarie)





Autre "Abeille-coucou" du genre Epeolus (espèce la plus proche : Epeolus fallax)...


Autre Epeolus fallax (photo P.Falatico) - Epeolus sp. (photo J.P.Marino)


Epeolus fallax...(photos A.Lamothe, Bazas, Gironde)


Epeolus fallax...(photos G.Champier, Isère)


Petite "Abeille-coucou" Anthophorine de 6-8 mm, Epeolus variegatus femelle, noire à pattes rouges, scutellum et tegulae rougeâtres, taches feutrées blanches abdominales, parasite les Colletes : (photo R.Clochard) - en ponte dans un nid de Colletes ? (photo C.Fortune)




Autre Epeolus variegatus femelle avec teguale, scutellum et pattes rouges...(photos P.Falatico)


Apis mellifera : Abeille mellifère ou "Abeille à miel" hybride sauvage à coloration plus ou moins foncée (la race italienne de l'"Abeille cultivée" a une tache orange) photos L.Weitten
(il fait aussi noter la forte pilosité au niveau des yeux, autre critère simple)

Les clichés M.E.B suivants, de G.Chauvin, confirment la pilosité importante de l'oeil de l'Abeille domestique :



Les 17000 espèces d'"Abeilles solitaires" dans le monde ont un rôle déterminant dans la pollinisation des plantes (Orchidées...) et des cultures (arbres fruitiers, plantes fourragères dont les luzernières...); Elles sont les plus efficaces et les plus actives pour polliniser : leurs besoins en nectar et pollen sont très importants pour leur couvain et disposent de poils spéciaux qui permettent de retenir jusqu'à 15000 grains de pollen...
Mais l'urbanisation des campagnes, la pollution par les pesticides, l'irrigation intensive, la monoculture entrainent malheureusement le déclin des populations d'"Abeilles solitaires". Encore une perte inéluctable de biodiversité pour ce groupe d'Insectes aux moeurs remarquables


Elles méritaient bien toutes ces pages !


Malheureusement une "Abeille solitaire" peut finir sous les chélicères de la "Thomise" (femelle de Misumena vatia) à l'affût sur une Marguerite ou de l'"Araignée Napoléon" femelle (photo P.Falatico)


Autre "Thomise" Thomisus onustus ayant capturé une "Abeille solitaire" (photo P.Falatico)



page suivante






1-2-2bis-3-3bis- 3ter-3terter-3terterter-3-4-4- 4-1- 4bis-4ter-4terter-5-5bis-5ter-5terter-6- 6bis-6ter-7-7bis-8-8-1-8bis-8ter- 9-9bis-9ter-9terter-10-10-1-10-2- 10bis-10bisbis-11-11bis-11bisbis-11bisbisbis-11-3-11ter-12- 12bis-13-13bis- 13ter-13ter-1-13ter-2-13terter-13terterter-13-4-13-5-13-6-13-7-14-14bis- 14ter-14ter-1-14ter-2-14terter-15 -15bis-15ter-15terter-15terterter-15-4-15-5-16 -16bis-16bisbis-16ter-17-17bis-17ter -17terter-17-4-18-18bis-18ter-18ter-1-18ter-2-18ter-21-18ter-3-18ter-31 -18ter-4-18ter-41-18terter-18-4-19 -20-21-22-23-24-25 -26-27-28-29-30-31 -32-32bis-33-34-35-36-37- 38-39-40-40bis-42-43-44-45-46-47-48 -49-50-51-52-53-54-55-56-57