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LES FORMICOIDES ou "FOURMIS", instinct ou intelligence ? (7) :

Document de Luc PASSERA sur le comportement des Formicidae : "Formicidae ou Fourmis : un modèle de vie sociale"


Glandes à phéromones des fourmis (schéma D.Gourdin) -Glande mandibulaire (photo M.Verolet)


Les deux fourmis de cette photo d'élevage effectuent une trophallaxie (contact antennaire, mandibules ouvertes, on voit bien les palpes) : il s'agit de deux ouvrières, celle de droite est plus grande, ce qui est fréquent chez les Formica sens strict; Il ne peut s'agir de Formica rufibarbis; les critères habituels pour exclure les Formica Serviformica ne sont pas visibles mais l'allure générale est clairement différente; il y a de plus une tâche noire assez bien délimitée sur le pronotum, qui permettrait de s'orienter vers Formica cf pratensis mais la photo ne permet pas de voir de pilosité.... (d'après T.Colin)


Photo illustrant le phénomène de l'alarme : cette ouvrière de "fourmis tisserandes" (Oecophylla) ouvre les mandibules et laisse s'échapper des phéromones d'alarme (produites par les glandes mandibulaires) qui recruteront des partenaires (photo C.Leroy)


Jeune Reine fécondée après le vol nuptial arrachant ses ailes pour aller fonder ensuite une nouvelle colonie (dessin de D.Gourdin)


Exemple de coopération intra spécifique : Les "Fourmis tisserandes" Oecophylla smaragdina ont appris à "coudre" ensemble pour unir par un tissu de soie les feuilles des arbres afin d'y installer leur nid (photo C.Leroy)


Autre exemple de coopération : des petites "fourmis d'Argentine" attaquent ensemble une grosse femelle ailée (on en voit une venir lui couper une patte, au niveau du tarse, comme vont le faire les autres ensuite...) photos au Portugal de J.Gouzanet


Coopération chez la "Fourmi légionnaire" tropicale du genre Eciton : les ouvrières entrelacent leurs pattes (sans craindre pour leurs articulations !) pour élever autour de la reine et du couvain un réseau de protection (photo Coll.Life)

Dans la savane africaine, l'Acacia drepanolobium très épineux (appelé "whistling acacia" en Tanzanie) possède des domaties creuses où vivent des fourmis symbiotiques du genre Crematogaster (leur présence empêcherait les girafes et autres éléphanteaux de brouter ces Acacias). Sur une des photos suivantes, on voit bien un trou servant à l'entrée et à la sortie des fourmis.


Acacia drepanolobium et trou d'entrée et de sortie (flèche jaune) des Crematogaster (photos C.Fortune, Tanzanie)

Les photos suivantes de Georges Chauvin illustrent un aspect de la Symbiose Fourmis-Pucerons entre le Lachnide Trama troglodytes ("Puceron blanc") et le Formicine Lasius flavus ("Fourmi jaune") :


Colonie souterraine de Pucerons blancs radicicoles sur racine (collet) d'"Endive" arrachée : Trama troglodytes


Des "Fourmis jaunes" Lasius flavus cohabitent avec les "Pucerons blancs" Trama troglodytes se nourrissant du miellat excrété par les Pucerons (photos G.Chauvin)

Lorsque les Pucerons détachés de la racine (arrachage de l'endive) sont tombés sur le sol, les fourmis ont manifesté une action coordonnée: elles ont saisi les pucerons entre leur mandibules pour les transporter aussitôt dans le sol; les fourmis les ont manipulés entre leurs mandibules de la même façon qu'elles le font pour leurs nymphes :


Lasius flavus transportant Trama troglodytes pour les réinstaller sur leur hôte racinaire après perturbation externe (ici arrachage d'une racine d'endive) photos G.Chauvin

Résumé = la "fourmi jaune" se nourrit presque exclusivement du miellat de pucerons vivant sur les racines (c'est une fourmi à mode de vie presque entièrement souterrain); elle va les dénicher dans leurs colonies souterraines et en prendre grand soin; leurs oeufs sont transportés dans la fourmillière avant l'hiver et au printemps les pucerons éclos sont reconduits sur leur plantes nourricières; elles font donc de "l'élevage" de pucerons sous terre; on parlait même d'"étables à pucerons" autrefois; tout ceci explique le soin que prennent les fourmis sur les photos précédentes pour remettre les pucerons sur leur hôte racinaire après une perturbation externe.....

Il existe d'autres Pucerons inféodés aux racines de légumes : "Puceron lanigère des racines de laitue" qui, dans son cycle, provoque aussi les galles en bourse du pétiole du peuplier, son hôte primaire (Pemphigus bursarius) et le "Puceron des racines de l'artichaut" Protrama radicis...


Chez la Formicine du genre Camponotus (ici surement une grande ouvrière de C.vagus), il existe un polymorphisme important des individus à un moment donné : reine, mâle, petites et grandes ouvrières à petite tête ou grosse tête...) photo P.Falatico

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