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LES STAPHYLINOIDES, une super-Famille aux régimes variés(3) :

Quelques Staphylinines :
Les larves ont un appareil de toilette, nymphe obtectée, prédateurs dans fumiers, terriers, grottes, sous écorces et feuilles...


Philonthus sp: environ 10 mm, sur feuille d'ortie, un exemplaire d'un genre important en espèces proches vivant dans les excréments et autres matières décomposées (photo C.Fortune)
(Pour la détermination des Philonthus, on doit pouvoir compter les points du pronotum et dans certains cas les dissections sont incontournables pour assurer !)


Autre petit Philonthus sp. 8 mm, se "baladant" sur feuille d'Ortie...


Philonthus sp....(photo P.Falatico)




Un petit Staphylinine des "laisses de mer" Cafius xantholoma, environ 8 mm, mouchetures sur les tergites... (photos C.Fortune, côte Sud de la Bretagne)


Autre Staphylin Quedius sp. avec extrémités des pattes et des palpes brunes - Philonthus nitidus, dans les bouses (photos M.Chevriaux)




Quedius sp. : se reconnait à ses gros yeux que n'ont jamais nos Philonthus; la forme du pronotum rétréci à l'avant, un peu conique, est aussi typique pour beaucoup de Quedius (mais pas tous !) (photos M.Le Masson)


Autre Quedius sp. de 12 mm rentré dans une maison en septembre...(photos M.Le Masson)






Astrapaeus ulmi, plus de 10 mm, dernier article des palpes aplati et spatulé, dans le compost...(photos M.Le Masson)

On trouve aussi plusieurs petites espèces courant sur les façades des vieilles granges comme les 2 espèces suivantes photographiées en novembre :




Autre Philonthus sp. ?, 8 mm...en novembre


Autre petit Staphylinine (7 mm) de la tribu des Xantholini aux élytres "bronzés" se promenant sur un mur au soleil en mars : Gyrohypnus punctulatus, forte ponctuation sur tête, thorax et élytres...


Autre Xantholini proche du genre Xantholinus, nombreuses espèces diffciles à distinguer...(photos M.Blaise et M.Le Masson)


Xantholinus sp., 8 mm, impossible d'aller plus loin sans observation de la microsculpture à la bino ou même dissection dans les cas difficiles ! (photos M.le Masson)


Autre Xantholinus sp....(photos T.Legrand)




Xantholinus sp. femelle ; même ces bonnes photos ne suffisent pas pour déterminer l'espèce sans la microsculpture pronotale et la dissection des génitalias plus diffcile chez une femelle...(photos M.Blaise)




Autre Xantholine Xantholinini : Gauropterus fulgidus environ 11 mm, ponctuation de la tête particulière...(photos M.Le Masson)




Autre Gauropterus fulgidus...(photos P.Falatico)


Autre petit Staphylinine Gyrohypnus allongé aux élytres bronzés se nourrissant de déchets organiques en bord de plage (faciès dunaire)


Ontholestes murinus, 10 mm, sous les bouses (photos M.Chevriaux) - Ontholestes tessellatus, 15-20 mm (photo J.M.Chauvin)


Autre Ontholestes tessellatus, à peine 20 mm, près d'un cadavre de chevreuil dans un bois ...(photo P.Prevot, 21/07/2012, VIRMING 57340)


Autre Ontholestes tesselatius gros staphylin de 14-19 mm, tempes longues, plus de la moitié du diamètre des yeux, bord du pronotum sinué plutôt qu'O. haroldi (tempes courtes, moins du 1/3 du diamètre des yeux, bord pronotal plus droit, 10-15mm); beaucoup plus fréquent; chasse en général dans les champignons. (photos J.Beillas, Alpes du Sud)


Ontholestes tessellatus, 1ère moitié des antennes rouges et le reste noir, fémurs à moitié rouge et noir (noir à la base) (photo H.Maleysson) - Ontholestes murinus(photo P.Falatico)


"Staphylin souris" Ontholestes murinus...(photos H.Robert)


Autre ontholestes murinus, 12 mm, fémurs noirs (rouge et noir chez O.tesselatus et O.haroldi) (photos C.Fortune)


Le "Staphylin maculé Platydracus flavopunctatus, 18 mm environ, macules blanc-grisâtre abdominales, sous pierres et bouses...(photos L.Weitten)


Le "Staphylin stercoraire" Platydracus stercorarius, 14 mm...(phtos H.Robert)


Autre exemplaire de Platydracus stercorarius...(photo P.Falatico)


Autre Platydracus stercorarius...(photos H.Robert)




Platydracus fulvipes, environ 15 mm (photos M.Le Masson, Isère)


Staphylinus dimidiaticornis : pas de pilosité dorée en arrière des yeux ou tempes (au contraire de Staphylinus caesareus) photos C.Fortune


Staphylinus caesaerus, 17-25 mm, élytres brun-roux et pattes rousses, touffes triangulaires de poils jaune d'or sur les côtés de l'abdomen; les tempes (face latérale de la tête en arrière des yeux) couvertes de poils dorés (noirs chez S.dimidiaticornis), tergite III à l'arrière largement couvert de poils doré, à peine chez S.dimidiaticornis (photos C.Fortune, Corbières)


Dinothenarus(Parabemus) fossor, environ 15 mm...(photo M.Chevriaux)


Le commun Ocypus olens : "Staphylin noir" ou "Staphylin odorant" ou "Diable"; commun (photo Javier Garcia Nombela)


Ocypus olens en position de "défense" : abdomen recourbé, glandes abdominales terminales excertes odorantes, pièces buccales tendues vers l'avant...(photos B.Nicolosi)


Autres photos d'Ocypus olens, environ 25 mm (photos J.L.Delaby et P.Pinson)


Autre "Diable" Ocypus olens...(photos C.Fortune, Bretagne)
(en Bretagne il est pratiquement sûr qu'il s'agit d'olens, d'autant que le seul autre qui existe à basse altitude est pedemontanus qui a en général une petite ligne imponctuée sur le dessus de la tête ce qui ne semble pas être le cas )

Beaucoup, s'ils sont inquiétés, font sortir à l'extrémité de leur abdomen 2 petites cornes charnues répandant une odeur d'amadou (cf. chenilles de Harpyes par l'extrémité et de Machaon par la "nuque")

Ces "diables" projettent sur leur ennemis (prédateurs, entomologistes...) par l'extrémité de l'abdomen un liquide corrosif qui peut laisser des traces pendant une à 2 semaines sur les peaux sensibles; ces gros staphylins, prédateurs actifs et agressifs, n'hésitent pas à mordre ceux qui, quelle que soit leur taille, essaient de les attrapper et tous les entomologistes débutants en ont fait l'expérience (la plupart des insectes ont plutôt tendance à fuir, à se laisser tomber, à faire les morts...)


Cette photo d'Ocypus olens montre les ailes qui étaient repliées sous les courts brachélytres (photo P.Legros)


Ocypus sp. et son exuvie nymphale (type pupa libera) (photos J.Gouzanet)


Adulte d'Ocypus olens - larve d'Ocypus sp. (photos H.Maleysson)




Autre larve d'Ocypus sp....(photos C.Fortune)


Ocypus olens femelle...(photos jjbo.fr)


Ocypus olens mâle...(photos jjbo.fr)


Ocypus olens - extrémité femelle - extrémité mâle


Ocypus olens in copula...(photo jjbo.fr)
(le dernier sternite bien visible est échancré, ou en arc concave, chez les mâles de presque tous les Staphylins (hors Aleocharinae), convexe ou plat chez les femelles; l'élargissement des tarses antérieurs, fréquent chez les mâles de nombreux coléoptères est peu applicable chez les Ocypus où les tarses antérieurs des femelles sont aussi trèss larges; par ailleurs, pour la majorité des Staphylins (comme chez une bonne partie des coléoptères, mais pas tous ! même chez les Staphylins il y a des exceptions notables par ex. chez les Oxytelinae) les femelles sont plus grandes (longueur et largeur) que les mâles et ont souvent des antennes plus courtes, entre autres très nombreux caractères sexuels secondaires;
Ces critères non liés à l'extrémité de l'abdomen sont donc très divers et à n'utiliser que quand on connait bien le genre et l'espèce, et donc le caractère utilisable dans chaque cas; enfin, dans certains groupes, aucun caractère externe ne distingue mâles et femelles et, si la détermination le nécessite, la dissection de tous les spécimens reste nécessaire) H.Callot




Ocypus brunnipes, 16 mm, avec, entre autres, les premiers et derniers articles antennaires roux...(photos M.le Masson)


Creophilus maxillosus-Creophilus villosus-*Emus hirtus ou "Staphylin-bourdon"


Le "Staphylin noir et cendré" Creophilus maxillosus, 15 mm, dans les substances en décomposition- Le "Staphylin-Bourdon" Emus hirtus, 20 mm, sous les bouses, crottins et aussi cadavres...(photos H.Callot)


Autre Creophilus maxillosus...(photo B.Nicolosi)


Le "Staphylin-bourdon" Emus hirtus : en position de "défense" avec les glandes terminales abdominales excertes (photo B.Nicolosi) - autre individu (photo H.Maleysson)

Quelques Paédérines :
Les larves n'ont pas d'appareil de toilette sur les tibias antérieurs et nymphe libre

Paederus sp.-Paederus baudii : ils vivent, comme les Stenus, au bord de l'eau (faune ripicole) et émettent par des glandes abdominales des secrétions plus ou moins vésicantes (dermites)


Paederus littoralis, environ 8,5 mm, pronotum court entièrement rebordé, prédateur, pullule dans les prés...(photo M.Chevriaux)




Autres Paederus littoralis...(photos P.Falatico)

sous-Famille des Scaphidiines : la "Scaphidie à points rouges" Scaphidium quadrimaculatum vit en forêt sous les écorces et dans les Polypores des arbres vieillissants... 3 genres en France avec Scaphium et Scaphisoma le plus nombreux en espèces : noirs et petits (autour de 2 mm), abondants dans les polypores...


La "Scaphidie à points rouges" Scaphidium quadrimaculatum (photos de J.Hausser et H.Maleysson)


Autre Scaphidium quadrimaculatum...(photos C.Fortune)

Il existe des formes nombreuses vivant dans les termitières (termitophiles) ou fourmillières (myrmecophiles) avec 3 types de rapports :

-symphiles : secrètent des substances dont sont friandes les fourmis
et qui sont nourries en échange (symbiose)
-protégées : secrètent des substances désagréables pour les fourmis ou
ont des téguments épais et lisses que ne peuvent attaquer les fourmis
-mimétiques : ressemblent étrangement à leurs hôtes qui les acceptent

Les "protégées" et les "mimétiques" mangent oeufs et larves de fourmis ! : Le bilan de ces relations est toujours au détriment des fourmis : ceux qui secrètent des liquides plaisants pour les fourmis et en profitent pour mendier de la nourriture mangent aussi une partie du couvain...

La majorité des Coléoptères myrmécophiles trouvés en France sont des Staphylins et en grande majorité des Aléocharines !


Un exemple de "Staphylin" mimétique myrmécophile

Ci-après quelques photos de myrmécophiles de la collection d'Henry Callot :


3 Staphylinides Aléocharines myrmécophiles : Lomechusa emarginata, 4,5 mm, (hôtes : Formica sp. en été et Myrmica sp. en hiver) - Dinarda dentata, 4 mm (en nombre dans les nids de Formica sanguinea) - Zyras haworthi, 6 mm (hôtes : Lasius sp.)
(Lomechusa emarginata possède de part et d'autre des tergites des trichomes qui secrètent une substance que lèchent les fourmis !)


2 Staphylinides Psélaphines myrmécophiles : Batrisus formicarius, 3 mm (hôte : la fourmi arboricole Lasius brunneus) - Claviger testaceus, 2 mm (dans les nids souterrains de Lasius flavus
(Claviger testaceus est un insecte très modifié : aveugle, aptère, antennes réduites à 6 articles, trichomes...)

Autre Coléoptère myrmécophile de la sous-Famille des Scydmaénines (anciennement Famille des Scydmaénides) :


Scydmaenus sp., moins de 1 mm; plusieurs espèces (S.perrisii, S.rufus...) photos T.Colin

Certains "Staphylins" ont des formes fouisseuses (à 20-30 cm de profondeur) ou des espèces cavernicoles aveugles et dépigmentées encore mal connues



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